À propos
Ce n’est pas le golf qui est fermé. C’est l’idée qu’on s’en fait.

Ce n'est pas vraiment que le golf soit inaccessible. C'est plutôt que beaucoup de gens le pensent. Moi, je l'ai découvert par le sport à l'école — la porte la plus simple qui soit, sans club, sans licence, sans argent en jeu.
Cette perception a la vie dure, surtout en Europe. Aux États-Unis, et particulièrement en Californie, un sac de golf qui traîne dans un garage n'étonne personne — même chez quelqu'un qui ne joue jamais vraiment. Le golf y fait partie du décor, presque autant que le baseball. On est encore loin de ce rapport-là par ici.
Pourtant, la réalité est simple : on peut pratiquer ce sport avec beaucoup moins de moyens qu'on ne le laisse penser. C'est exactement pour ça que ce projet existe — rendre le golf décomplexé, montrer ce qui est vrai plutôt que ce qu'on imagine.
Rouffach, le point de départ
Tout a commencé au lycée Théodore Deck de Guebwiller, en sortie scolaire sur le parcours de Rouffach — sans matériel à moi, sans club, sans idée de ce que ça coûtait vraiment. Une initiation qui a suffi à donner envie de continuer, bien après le retour en car.
Ammerschwihr, la vraie rencontre
Quelques années plus tard, j'ai pris ma première vraie licence à Ammerschwihr — le seul club où j'ai été abonné, parce que c'était le seul qui restait accessible sans faire de compromis sur le plaisir de jouer. C'est ce club qui m'a appris que le golf n'a pas besoin d'être cher pour être sérieux.
Le golf ne m'a jamais demandé d'avoir les moyens. On me l'a juste laissé croire.
Aujourd'hui, entre l'Alsace et l'Allemagne
Je joue aujourd'hui beaucoup au golf de Breisgau, en Allemagne, tout proche de chez moi — la frontière n'a jamais été un vrai obstacle quand on habite en Alsace. Mais c'est en France, et en Alsace précisément, que ce projet doit d'abord trouver ses marques, avant d'aller voir ailleurs.
Pourquoi une chaîne, et pourquoi maintenant
En parallèle, je suis vidéaste en micro-entreprise — deux caméras, des micros, de la lumière, un drone FPV. De quoi raconter ces clubs et ces parcours avec une réalisation soignée, plutôt qu'au smartphone tremblant. Le nom du projet vient du 19e trou, l'expression consacrée pour le bar du club après la partie. Aller au 20e, c'est refuser de s'arrêter aux codes habituels — sur le parcours comme autour.